Un chiot qui aboie, c’est normal. Mais un chiot qui aboie tout le temps, c’est vite un problème. Dès les premières semaines, il est possible — et même recommandé — de prévenir les aboiements excessifs plutôt que de devoir les corriger plus tard.
Pourquoi ? Parce qu’un comportement installé devient plus difficile à désapprendre. La prévention aboiement chiot, ce n’est pas un luxe : c’est un gain de temps, de confort, et de sérénité pour vous comme pour votre chien.
Dans cet article, vous allez découvrir des réflexes simples à mettre en place dès l’arrivée du chiot, pour éviter qu’il ne prenne de mauvaises habitudes vocales. Pas besoin d’être éducateur canin pour appliquer ces conseils. Ce qui compte, c’est la régularité et la cohérence.

Comprendre ce qui pousse un chiot à aboyer
Le chiot découvre le monde. Il apprend à communiquer, à réagir, à exprimer ses émotions. L’aboiement fait partie de son langage. Il peut aboyer pour alerter, jouer, réclamer, signaler une peur, ou simplement exprimer son excitation.
Les déclencheurs les plus fréquents
- Un bruit soudain : porte qui claque, voiture qui passe, sonnerie.
- La présence d’un inconnu : humain ou animal.
- La solitude : dès qu’il se retrouve seul dans une pièce.
- L’ennui : manque de stimulation physique ou mentale.
- La frustration : un jouet inaccessible, une attention refusée.
Une réponse émotionnelle plus qu’un caprice
Le chiot n’aboie pas “contre” vous. Il réagit à ce qu’il perçoit. Et à cet âge, tout est nouveau, donc potentiellement inquiétant ou excitant. Comprendre cette mécanique permet de mieux anticiper les situations à risque d’aboiement.
Les bons réflexes à adopter dès les premiers jours
Créez un environnement calme et prévisible
Le chiot est une éponge. Si l’environnement est bruyant, instable, désorganisé, il risque d’être lui-même hyperactif… et bruyant. Dès le départ, il faut limiter les sources de stress sonore :
- Placez son couchage dans un coin tranquille, éloigné des passages fréquents.
- Évitez les téléviseurs ou musiques à fort volume dans sa pièce.
- Ne le sursollicitez pas dès son arrivée : il a besoin de repères.
Conseil : prévoyez un espace refuge (parc, niche intérieure ou coin panier), où il pourra se retirer en cas de besoin.
Mettez en place une routine stable
Les chiots adorent les repères. Une journée structurée limite l’excitation inutile. Voici un exemple de routine simple :
- Réveil, sortie hygiène, repas.
- Jeu calme ou courte promenade.
- Période de repos.
- Répétition du cycle.
Les horaires fixes sécurisent le chiot : il apprend que tout arrive à son rythme. Il n’a donc plus besoin de “réclamer” en aboyant. C’est une forme de prévention comportementale extrêmement puissante.
Encouragez les moments de silence
Le silence doit être valorisé. Lorsque le chiot reste calme dans une situation qui aurait pu provoquer un aboiement, félicitez-le doucement.
- Friandise discrète.
- Caresse apaisante.
- Mot doux : “c’est bien, calme.”
Mais attention : la récompense doit arriver immédiatement, sinon il ne fera pas le lien.
Ne félicitez jamais après un aboiement suivi de calme. Il risquerait de croire que c’est l’aboiement qui a mené à la récompense.
Ce qu’il ne faut surtout pas faire

1. Crier pour le faire taire
Beaucoup de maîtres, sous le coup de la fatigue ou de l’énervement, finissent par crier sur leur chiot pour le faire taire. C’est une erreur fréquente. Pour le chiot, crier = aboyer. Vous ne faites que participer à “l’échange vocal”.
2. Répondre systématiquement à l’aboiement
S’il aboie et que vous accourez, vous lui apprenez que “aboyer attire l’attention”. Même une réponse négative (non, chut, stop) peut être perçue comme gratifiante. Parfois, ignorer au bon moment est plus efficace que parler.
3. Le punir physiquement ou brutalement
Frapper, secouer, enfermer : non seulement c’est inefficace, mais en plus cela dégrade la relation de confiance avec le chiot. Et un chiot stressé aboie… encore plus.
Préparer votre chiot à gérer les stimulations

Habituez-le progressivement aux sons du quotidien
Ce qu’on appelle “désensibilisation” consiste à présenter les sources de stress de façon contrôlée et répétée. Il ne s’agit pas de plonger le chiot dans un bain sonore, mais de l’habituer petit à petit.
Exemples d’exercices :
- Faites sonner une alarme sur votre téléphone à faible volume.
- Tapez doucement à une porte intérieure.
- Faites écouter des sons de rue à bas volume (via YouTube ou une enceinte).
S’il reste calme → récompense.
S’il semble inquiet → distancez-vous ou baissez le volume.
L’exposer à la solitude sans le traumatiser
Un des grands déclencheurs d’aboiement : la solitude. Elle ne s’apprend pas d’un coup. Il faut y aller par étapes :
- Laissez-le 30 secondes dans une autre pièce, puis revenez sans réaction.
- Augmentez à 1 minute, puis 5, puis 10.
- Observez : s’il gémit ou aboie, réduisez la durée suivante.
Ne créez jamais de séparation dramatique : pas de “au revoir” exagéré, pas de cris, pas de panique. Plus votre départ est neutre, plus il s’y habituera facilement.
Utilisez les bons outils de prévention
Certains objets ou accessoires peuvent faciliter l’apprentissage du calme et détourner l’envie d’aboyer.

Les jouets d’occupation
- Kong fourré : rempli de pâtée ou de fromage frais.
- Tapis de fouille : pour stimuler la recherche olfactive.
- Balles distributeurs de croquettes : pour mêler jeu et récompense.
Ces outils permettent de concentrer son énergie mentale ailleurs que sur l’aboiement.
Devrait vous intéresser : Comment les jouets et distractions peuvent calmer les aboiements excessifs de votre chien ?
Les diffuseurs apaisants
Il existe des produits à base de phéromones maternelles (comme Adaptil) qui aident à détendre le chiot. Branchés dans la pièce de vie, ils peuvent réduire les tensions de fond.
Les musiques relaxantes pour chiens
Certaines playlists sur Spotify ou YouTube sont conçues pour apaiser les chiens. Sons graves, rythmes lents : cela crée une ambiance propice au calme, notamment en votre absence.
En résumé : la prévention aboiement chiot repose sur 3 piliers
1. Anticiper les situations à risque
- Bruits nouveaux, séparations, visiteurs.
- Créer des routines.
- Préparer le chiot aux transitions (arrivée, sortie, solitude).
2. Renforcer les bons comportements
- Silence = récompense.
- Aboiement = indifférence ou redirection douce.
- Un chiot qui comprend ce qu’on attend de lui s’apaise.
3. Offrir un cadre stable et rassurant
- Un lieu dédié, calme et sécurisant.
- Des interactions prévisibles et constantes.
- Des repères solides pour construire sa confiance.
Ce que vous gagnez à anticiper
- Un quotidien apaisé, sans cris ni stress.
- Des voisins heureux (et moins de tensions).
- Un lien plus fort avec votre chien, basé sur la compréhension mutuelle.
- Une éducation plus fluide, sans conflits ni réactions extrêmes.
Et surtout, vous évitez de devoir “réparer” un comportement qui aurait pu être évité avec quelques gestes simples dès le début.
Pour aller plus loin
Vous avez maintenant les clés de la prévention aboiement chiot. Mais chaque chiot est unique. Si malgré vos efforts, les aboiements persistent ou s’intensifient, pensez à consulter :
- Un éducateur canin comportementaliste en méthode positive.
- Un vétérinaire, pour écarter tout souci médical ou neurologique.
Enfin, pour approfondir les conseils éducatifs et découvrir nos ressources dédiées à la relation humain/animal, explorez nos autres articles pratiques sur Planipets.com.
Vous y trouverez :
- Des guides sur les troubles comportementaux du chiot.
- Des astuces pour créer une routine efficace.
- Des fiches comparatives de jouets éducatifs.
Consultez notre dossier sur les aboiements chez les chiens
- Aboiement et voisinage : Conseils pour gérer les problèmes de voisinage liés aux aboiements de chiens
- Aboiement excessif : quand la santé de votre chien est en danger
- Aboiements excessifs : des solutions enfin efficaces ! (infographies)
- Les aboiements : un moyen de communication essentiel pour nos chiens
- Les différences dans les aboiements des chiens selon leur race
- Aboiement et législation : ce que dit la loi française sur l’aboiement excessif
- Comment faire face aux aboiements excessif d’un chien
- Comment gérer l’aboiement excessif des chiens – Conseils d’éducateurs-comportementalistes
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