Chaque année, 100 000 animaux sont abandonnés en France. Face à cette crise, l’Assemblée nationale débat d’un projet de loi ambitieux visant à interdire la vente de chiens et de chats en animalerie. Une mesure qui pourrait bouleverser les pratiques actuelles et responsabiliser les futurs adoptants.
Fini les vitrines : l’animalerie dans le viseur de l’Assemblée
Les animaleries, en exposant des chiots et chatons dans leurs vitrines, encouragent des achats impulsifs. Ces décisions précipitées, bien souvent, se soldent par des abandons quelques mois plus tard.
« Les animaux ne sont pas des objets à consommer. Cette interdiction est une étape cruciale pour réduire les abandons, » affirme l’association 30 Millions d’Amis.
Avec un animal abandonné toutes les trois minutes, selon la SPA, ce projet de loi entend responsabiliser les acheteurs et recentrer l’adoption sur des structures adaptées comme les refuges et les éleveurs agréés.
Trafic et élevages illégaux : la vente en ligne sous contrôle
Au-delà des animaleries, la vente en ligne d’animaux est également dans le collimateur. Le projet de loi prévoit un encadrement strict : seules les annonces d’éleveurs certifiés ou de refuges seront autorisées. Une mesure indispensable pour endiguer les trafics et les élevages illégaux, souvent synonymes de souffrance animale.
« Plus de 1 200 trafics illégaux d’animaux sont recensés chaque année en Europe, » rappelle un rapport de la Commission européenne.
Un projet de loi qui secoue les animaleries en France
Ce texte ne fait pas l’unanimité. Les associations de protection animale saluent une avancée majeure pour le bien-être des animaux. Mais les professionnels des animaleries expriment leur désaccord, dénonçant une stigmatisation de leur secteur.
« Pourquoi viser notre profession, alors que nous respectons déjà des normes strictes ? » s’interroge un porte-parole du secteur.
Une adoption responsable au cœur du débat
Ce projet de loi reflète un changement profond des mentalités en France. Selon une étude IFOP, 78 % des Français soutiennent des mesures plus strictes pour protéger les animaux. Dans un pays où chiens et chats font partie de 50 % des foyers, cette réforme pourrait bien transformer les modes d’acquisition.
« Adopter un animal, c’est s’engager pour des années. Cela ne doit jamais être un acte impulsif, » rappelle un responsable de la SPA.
Ce qu’il faut retenir
L’Assemblée nationale débat d’un projet de loi visant à interdire la vente de chiens et de chats en animalerie. La vente en ligne serait strictement encadrée pour prévenir les trafics. Ce texte encourage une adoption plus responsable via les refuges et éleveurs agréés.
Et vous, prêts à agir pour les animaux ?
Ce projet de loi n’est qu’un début, mais il pourrait avoir un impact profond sur la manière dont les animaux sont adoptés en France. Adopter un animal, c’est bien plus qu’un choix : c’est une responsabilité à long terme.
Et vous, que pensez-vous de ce projet ? Participez au débat et soutenez les refuges locaux pour un avenir où chaque animal trouvera un foyer aimant.
Source : sortiraparis