Une scène de barbarie insoutenable en présence d’une fillette de 8 ans
Les faits remontent au 15 mars dernier, à Saint-Nicolas-lès-Cîteaux, en Côte-d’Or. Un homme de 34 ans, pris d’une colère soudaine, a commis l’impensable : massacrer son propre chiot malinois de six mois, Vasco. Ce dernier, qui avait échappé à la vigilance de son maître et mordillé une voisine, a été la cible d’un déferlement de violence inouïe. D’abord abattu d’un coup de feu, puis poignardé à l’aide d’une fourche, il a ensuite reçu plusieurs coups de masse avant d’être enterré vivant. Le tout sous les yeux de la fille du suspect, âgée de 8 ans et demi.
Une condamnation jugée insuffisante
Présenté en comparution immédiate devant le tribunal judiciaire de Dijon le 17 mars, l’homme a été condamné à 12 mois de prison, dont six avec sursis. Les six mois de prison ferme seront purgés sous bracelet électronique. Il lui est également interdit de posséder un animal à vie et de détenir une arme pendant cinq ans.
Cette peine a suscité une vive indignation au sein des associations de protection animale. Isabelle Pierrey, présidente de la SPA des Cailloux à Dijon, a exprimé sa stupeur :
« Ce qui me choque, c’est de s’en prendre à un animal innocent. D’habitude, on trouve des circonstances atténuantes quand il y a de l’alcool ou de la drogue, mais là, ce n’était pas le cas. On était abasourdis, même le tribunal était choqué. » (selon ladepeche.fr)
« L’affaire est réglée » : un acte prémédité
Le plus glaçant dans cette affaire est sans doute le fait que cet acte ait été délibéré. Après l’incident avec la voisine, l’homme aurait dit à sa compagne : « Il faut le tuer« . Ce n’est donc pas un coup de folie, mais une résolution macabre et préméditée. Des images de vidéosurveillance ont d’ailleurs permis de reconstituer les faits dans leur entièreté.
Vasco entre la vie et la mort : une lueur d’espoir ?
Contre toute attente, Vasco a survécu à ses blessures et lutte encore pour sa vie aux urgences vétérinaires de Chenôve. L’éleveur qui avait vendu le chiot a exprimé son émotion sur Facebook :
« Ce soir, je n’ai pas de mots… Incompréhension, colère, haine… Comment expliquer l’inexplicable, la barbarie de ces bourreaux à qui j’ai confié l’un de mes bébés ? […] Mon cœur saigne pour mon petit Loulou. »
Une peine en décalage avec l’évolution de la loi sur la maltraitance animale
Depuis la loi du 30 novembre 2021 visant à renforcer la lutte contre la maltraitance animale, les sanctions ont été durcies. En théorie, un acte de cruauté envers un animal domestique est passible de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. Pourtant, ce jugement semble bien en deçà des peines encourues.
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De nombreuses associations demandent une révision de la condamnation, arguant qu’une peine de prison ferme serait un signal fort contre les violences animales.
Une affaire qui relance le débat sur les sanctions judiciaires
Alors que le combat contre la maltraitance animale gagne du terrain, cette affaire met en lumière le besoin d’une réponse pénale plus ferme. D’autres pays européens, comme le Royaume-Uni ou l’Allemagne, appliquent des peines plus lourdes pour de tels actes.
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Face à l’horreur, l’indignation grandit. Cette affaire rappellera-t-elle à la justice française la nécessité de durcir encore ses sanctions pour les crimes envers les animaux ?