Croquettes ou pâtée ? Alors que l’alimentation humide prend du galon, Royal Canin, lui, continue de miser sur le sec. Un choix qui peut surprendre, mais qui s’explique. Parce que derrière la croquette, il y a un système. De la nutrition pensée au micron, une logistique huilée… et une vision très précise de ce qu’est “bien nourrir”.
La croquette : outil de maîtrise avant d’être un aliment
Chez Royal Canin, on ne fait pas dans l’approximatif. Si la croquette reste le format n°1, c’est parce qu’elle permet de verrouiller tous les paramètres : protéines, minéraux, fibres, additifs. Tout est dosé, tout est stable. Pas de variation d’un lot à l’autre. Le principe est simple : on prend une formule scientifique, on l’extrude sous haute température, et on obtient un aliment calibré au gramme. Pas sexy, mais redoutablement efficace.
À retenir : certains aliments vétérinaires sont formulés pour rendre l’urine plus acide. Pourquoi ? Parce qu’un pH urinaire légèrement acide aide à limiter la formation de cristaux, comme ceux à base de calcium. Une étude publiée en 2021 a montré qu’une alimentation ciblée pouvait réellement réduire ce risque chez le chat.
Source : étude publiée sur PubMed (2021) – voir la source
L’humide, c’est bien. Mais c’est pas la priorité.
Royal Canin en propose, bien sûr. Pâtées, sachets fraîcheur, formats humides… c’est là, dans certaines gammes médicales. Notamment quand il faut forcer l’hydratation, comme chez les chats à risque de cystite. Mais la marque ne mise pas dessus. Et ce n’est pas un hasard. L’humide, c’est : 70 à 80 % d’eau, des valeurs nutritionnelles plus difficiles à équilibrer, une conservation plus délicate, un produit plus cher à produire. Bref, un format complémentaire, mais pas fait pour porter toute la stratégie.
Les aliments humides contiennent entre 70 et 80 % d’eau. Ils aident donc à mieux hydrater les chats, notamment ceux à risque de cystite. Mais sur le plan nutritionnel, ils restent difficiles à équilibrer, se conservent moins bien et coûtent plus cher à produire. Résultat : ils complètent une alimentation sèche, mais ne la remplacent pas forcément. Une monographie vétérinaire publiée par Purina rappelle que les chats adaptent naturellement leur consommation d’eau, quelle que soit la texture de leur alimentation.
Côté pratique, le sec gagne (presque) à tous les coups
Les croquettes c’est pratique. Pas de frigo, pas de chrono, pas de gaspillage. Tu sers, ton animal mange, point. Même si ça traîne dans la gamelle, c’est pas grave. Et côté dosage, c’est ultra simple. On pèse, on ajuste, ça roule. Autre détail que les vétos apprécient : l’action mécanique de certaines croquettes. Certaines sont conçues pour “brosser” les dents à chaque mastication. Pas besoin d’os à mâcher, c’est intégré.
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Ce que ça raconte de Royal Canin (et de leur vision)
En réalité, ce n’est pas simplement une question de format. C’est une philosophie. Royal Canin ne fait pas de “petfood” au sens large. Il fait de la nutrition clinique, ciblée, structurée. Chaque gamme correspond à un problème, un profil, un besoin.
C’est presque mathématique. Alors forcément, la croquette colle mieux à cette logique. C’est stable, mesurable, répétable. Et ça permet un truc que Royal Canin adore : verrouiller le protocole nutritionnel. Est-ce que c’est la seule bonne manière de nourrir un animal ? Non. Mais est-ce que c’est la plus “contrôlable” dans une logique vétérinaire ? Clairement oui.
En résumé ?
La croquette, chez Royal Canin, ce n’est pas une commodité. C’est le socle. Parce qu’elle permet de faire ce que la marque cherche avant tout : maîtriser. Les apports, les effets, le suivi, la régularité. Ça ne plaira pas à tout le monde. Mais pour ceux qui aiment tout piloter, c’est une nutrition à l’algorithme. Et Royal Canin en est l’ingénieur.